Mutuelle & Vaccins

Le remboursement des vaccins

Toute personne travaillant ou résidant de manière stable et régulière en France a droit au remboursement partiel ou, dans certains cas, intégral de ses dépenses en soins de santé par l’Assurance-maladie.
Cette prise en charge est généralement liée à certaines conditions et ne concerne jamais les produits dits de confort ou les dépassements d’honoraires. Il est donc essentiel de se protéger en s’affiliant à une mutuelle.
Les salariés sont automatiquement et obligatoirement couverts par la mutuelle collective de leur entreprise et l’employeur s’engage à payer au minimum 50% des cotisations.
Si le panier de soins ne répond pas à ses besoins spécifiques, le salarié peut s’affilier également à une surcomplémentaire santé répondant mieux à ses attentes. Les fonctionnaires, les travailleurs non salariés et les personnes sans emploi ont la possibilité de cotiser pour une complémentaire santé auprès de la mutuelle de leur choix afin de se mettre à l’abri en cas de problème de santé.
Les personnes à revenu modeste ou en situation financière précaire éprouvent parfois des difficultés à s’affilier à une mutuelle. Elles peuvent demander de bénéficier d’une aide à l’acquisition d’une complémentaire santé sous conditions de ressources et de statut.

Les soins de santé remboursés par la Sécurité sociale et par les mutuelles concernent également la prévention et la conservation d’une bonne santé. La prise en charge des vaccins est donc un critère important au moment de comparer les différentes offres et de choisir une mutuelle répondant à ses besoins réels.

La vaccination

La vaccination est un traitement préventif consistant à créer une réaction immunitaire contre une maladie infectieuse en introduisant un agent infectieux inactivé ou à pathogénicité affaiblie dans un organisme vivant qui va produire des anti-corps.
En cas mise en présence ultérieure avec le même agent pathogène, l’organisme va déclencher rapidement et efficacement une immunité empêchant ainsi la contamination.
Certains vaccins doivent faire l’objet de rappels toute la vie pour garder leur efficacité. C’est le cas notamment du tétanos ou de la grippe.
Les vaccins obligatoires ou recommandés sont généralement remboursés par l’Assurance-maladie.

Le calendrier vaccinal

La vaccination dépend de l’âge de l’enfant ou de l’adulte ainsi que des risques encourus en raison de son état de santé ou de sa profession.
Le Ministère chargé de la Santé publie chaque année un calendrier vaccinal élaboré en partenariat avec le Haut Conseil de la Santé publique afin de fixer les vaccins en fonction de l’âge. Il est important de vérifier si on est à jour en comparant le calendrier et la carte de vaccination.

Les vaccins obligatoires pour l’ensemble de la population :

  • le vaccin anti-diphtérique administré en même temps que le vaccin anti-tétanique administré à 2 mois avec rappels à 4 mois, à 11 mois, à 6 ans, à 11 ans, à 25 ans, à 45 ans et tous les 10 ans à partir de 65 ans
  • le vaccin anti-poliomyélitique administré en trois prises orales avant l’âge de 18 mois et des rappels avant l’âge de 13 ans
    en Guyane uniquement : le vaccin anti-amarile

Les vaccins obligatoires pour certaines professions :

  • les personnes exerçant des professions médicales ou paramédicales, les personnels des services de secours et d’incendie, les secouristes et les étudiants poursuivant des études les exposant à des risques de contamination doivent être vaccinées contre l’hépatite B, la diphtérie, le tétanos, la grippe et la poliomyélite
  • les personnes travaillant dans un laboratoire d’analyses de biologie médicales doivent être vaccinées contre la fièvre typhoïde
  • les personnels des entreprises de pompes funèbres et de transport de corps en lien avec un établissement de santé ainsi que les thanatopracteurs doivent être vaccinés contre le DTP et l’hépatite B
  • les personnes travaillant dans le milieu social ou médico-social doivent être vaccinées contre le BCG, le DTP et l’hépatite B
  • les personnes travaillant au contact des enfants doivent être vaccinées contre le BCG
  • les personnes travaillant dans les blanchisseries des établissements de soin doivent être vaccinées contre le DTP et l’hépatite B
  • les gardiens de prison et les personnels des services de la protection judiciaire de la jeunesse doivent être vaccinés contre le BCG

Les vaccins non obligatoires mais recommandés à l’ensemble de la population :

  • la coqueluche
  • l’hépatite B
  • les infections à haemophilus influenza B
  • les infections invasives à méningocoque du sérogroupe C
  • les infections à pneumocoque
  • les oreillons
  • la rougeole
  • la rubéole

Les vaccins recommandés selon la profession et l’âge de la personne :

  • la grippe saisonnière
  • l’hépatite A
  • l’infection à papillomavirus humains
  • la tuberculose
  • la varicelle
  • le zona
  • la fièvre jaune

Le remboursement des vaccins

L’Assurance-maladie rembourse les vaccins obligatoires ainsi que les vaccins recommandés à l’ensemble de la population ou en fonction de l’âge ou de la profession, sur prescription médicale et à hauteur de 65%. Les vaccins recommandés uniquement aux personnes à risque ne sont pas remboursés pour le reste de la population.
L’acte médical de la vaccination est pris en charge à hauteur de 70% s’il est réalisé par un médecin lors d’une consultation et à 60% s’il est réalisé par une infirmière sur prescription médicale.

Dans certains cas, la prise en charge des vaccins peut être de 100% :

  • le vaccin rougeole/oreillons/rubéole pour les enfants de 1 à 17 ans
  • le vaccin contre la grippe saisonnière pour les personnes à risque (plus de 65 ans, ALD, …) et sur proposition de l’Assurance-maladie

Les vaccins obligatoires à l’étranger

Pour voyager dans certains pays, il est recommandé et parfois obligatoire de se faire vacciner contre des maladies endémiques comme le choléra. Ces vaccins ne sont jamais pris en charge par l’Assurance-maladie. Cependant, certaines complémentaires santé les remboursement partiellement ou intégralement.

La prise en charge des vaccins obligatoires pour voyager à l’étranger et des sommes restant dues après l’intervention de l’Assurance-Maladie peut être un critère déterminant dans le choix d’une mutuelle répondant aux besoins de l’adhérent et de ses ayants-droit au même titre que :

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